Site de démonstration créé par Les Confrères, cabinet fictif. Revenir sur lesconfreres.com
18 cours de l'Intendance, 33000, Bordeaux 05 56 44 12 90 Prendre rendez-vous
Cabinet Léa VidalAvocate Prendre rendez-vous

Accueil / Publications / Droit de la famille

Succession : les premières démarches après un décès

Après un décès viennent les papiers, la maison de famille et les silences. Voici les étapes d’une succession, le rôle du notaire et celui de l’avocat, et les points qui bloquent le plus souvent.

Un parent est décédé. Dans les jours qui suivent, on gère l’essentiel : les obsèques, les proches à prévenir, les comptes bloqués, le courrier qui continue d’arriver comme si de rien n’était. Puis vient un second temps, moins visible et souvent plus long, celui des papiers, de la maison de famille, et des conversations qui deviennent difficiles avec ceux que l’on croyait connaître.

Une succession n’est pas seulement une opération technique. C’est un moment où le deuil et le patrimoine s’entremêlent, où une phrase maladroite prend une importance démesurée, et où l’absence d’information nourrit la méfiance. Cet article décrit les grandes étapes, le rôle de chacun et les points de friction les plus fréquents, afin que vous puissiez aborder la suite avec des repères plutôt qu’avec des suppositions.

Ce que recouvre une succession

Régler une succession consiste à établir qui hérite, à déterminer ce qui compose le patrimoine du défunt, puis à répartir. Ce patrimoine comprend l’actif (biens immobiliers, comptes, épargne, véhicules, parts de société, objets) et le passif (crédits en cours, dettes fiscales, factures impayées, parfois des sommes dues à un proche). Un patrimoine d’apparence confortable peut se révéler grevé, ce qui explique la prudence recommandée avant tout engagement.

La loi désigne les héritiers selon un ordre qui dépend de la composition de la famille : enfants, conjoint survivant, parents, frères et sœurs. Le défunt a pu modifier en partie cette répartition par testament ou par donation, dans les limites que la loi fixe pour protéger certains héritiers.

Accepter ou renoncer, une décision à ne pas prendre à la légère

Face à une succession, un héritier n’est pas tenu d’accepter. Il peut accepter purement et simplement, accepter en limitant sa charge à ce qu’il reçoit, ou renoncer. La deuxième voie protège d’un passif inconnu, la troisième écarte totalement l’héritier de la succession.

Attention à un piège fréquent : certains gestes valent acceptation sans que l’on ait voulu accepter. Vendre un meuble du défunt, encaisser une somme, disposer d’un véhicule peuvent être interprétés comme une acceptation tacite. Tant que la consistance du patrimoine n’est pas connue, la règle prudente consiste à ne rien prélever et à conserver la trace de tout ce qui est réglé pour le compte de la succession. Par ailleurs, cette option ne reste pas ouverte indéfiniment : le temps qui passe peut la refermer.

Le notaire et l’avocat, deux rôles distincts

Le notaire établit les actes : celui qui constate la qualité d’héritier, l’inventaire, la déclaration fiscale, l’acte de partage. Il intervient pour l’ensemble des héritiers.

J’interviens, pour ma part, lorsque des intérêts divergent : un héritier s’estime lésé, un autre occupe le bien sans contrepartie, les comptes du défunt révèlent des mouvements inexpliqués, ou le dossier n’avance plus depuis des mois. Mon rôle est alors de défendre une position, de réclamer les pièces qui manquent, et le cas échéant de saisir le juge lorsque le dossier ne peut plus avancer autrement.

Les pièces qui font avancer un dossier

Les situations qui se tendent

L’indivision

Tant que le partage n’a pas eu lieu, les héritiers sont propriétaires ensemble : c’est ce que l’on appelle l’indivision. Les décisions importantes supposent des majorités, et l’héritier qui occupe seul le bien peut devoir une indemnité aux autres. L’indivision est un régime d’attente : elle se supporte mal dans la durée, et les charges continuent de courir pendant ce temps.

Ce qui a été donné du vivant

Les donations consenties auparavant sont prises en compte pour vérifier l’équilibre entre héritiers. Un enfant aidé pour un achat immobilier, un compte alimenté au profit d’un seul, une somme remise sans écrit : ces éléments ressortent presque toujours, et mieux vaut les aborder au début que les découvrir à la fin.

Le testament discuté

Un testament peut être contesté sur sa forme ou sur les conditions dans lesquelles il a été rédigé, notamment lorsque l’état de santé du défunt était altéré. Ces contestations reposent sur des preuves et non sur des convictions : documents médicaux, témoignages, écrits antérieurs.

Quand consulter et ce qu’il faut apporter

Consultez tôt si le patrimoine comporte des dettes possibles, si un héritier occupe un bien ou détient seul les documents, si vous vous interrogez sur des mouvements bancaires intervenus avant le décès, si la famille est recomposée, ou simplement si le dossier stagne et que vous n’obtenez plus de réponse.

Apportez l’acte de décès, le livret de famille, la liste des héritiers, les courriers du notaire déjà reçus, les documents relatifs aux biens et aux crédits, les actes de donation ainsi que le testament si vous en avez connaissance, et une chronologie écrite des événements. Une note simple distinguant ce que vous savez de ce que vous ignorez fait gagner beaucoup de temps. Cet article présente des informations générales et ne remplace pas l’examen d’une situation particulière.

Votre situation est particulière

Cet article expose des principes généraux ; il ne remplace pas l’examen de votre dossier. Le cabinet vous reçoit à Bordeaux et répond à toute demande sous 48 heures ouvrées.

Prendre rendez-vous
Nous trouver

Le cabinet

Adresse
18 cours de l'Intendance
33000 Bordeaux
Téléphone
05 56 44 12 90
Courriel
contact@lea-vidal.example
Barreau
Bordeaux
Itinéraire →